Le jugement concernant l’allongement des takbîr de transition dans la prière, et clarification que le fait de ne pas les allonger est la position correcte -Cheikh Salih Al-Shaykh
Les imams ont parfois des dépassements — ou disons que certains imams — dans le fait d’allonger le takbîr et d’allonger la parole :
« Sami‘a Allāhu liman ḥamidah ».
Par exemple, ils disent : « Allāaaaaahu èkbar » de manière longue, « Sami‘a Allāaaaahu liman ḥamidah », c’est-à-dire que cela prend un temps visible.
Ce que nous avons comme enseignement, ce que nous avons appris de la pratique des shuyûkh et que nous connaissons, et qui est apparent dans la Sunna, c’est que cela doit être fait rapidement :
- Le takbîr d’entrée en prière doit être à voix haute, même s’il est légèrement prolongé.
- Mais le reste des takbîr de transition doit être rapide :
« Allāhu akbar », « Sami‘a Allāhu liman ḥamidah », c’est-à-dire rapidement.
On ne doit pas les allonger, car les allonger fait que le ma’mûm (celui qui suit l’imam) coïncide avec l’imam au minimum — s’il ne le précède pas — et il peut même le devancer.
C’est-à-dire que l’imam prononce le takbîr alors que le ma’mûm l’a déjà devancé, surtout dans certaines situations.
Par exemple, dans certains passages de position, le ma’mûm peut être plus rapide à terminer le mouvement que l’imam, particulièrement lors du passage de la station debout vers la prosternation.
L’imam commence juste à se déplacer pour la prosternation en disant « Allāaaaaahu akbar », alors que le ma’mûm est déjà prosterné, alors que l’imam, en réalité, n’a peut-être même pas encore posé ses genoux au sol.
C’est pour cela que, parmi la manière du shaykh Muhammad ibn Ibrahim — qu’Allah lui pardonne et lui fasse miséricorde — il ne faisait le takbîr pour la prosternation que lorsque ses genoux étaient proches du sol.
Lorsque les genoux s’approchaient du sol, il faisait un takbîr rapide, afin que le ma’mûm ne coïncide pas avec lui ni ne le devance.
Ainsi, l’imam avait le temps de se prosterner, de poser son front et son nez sur le sol avant que le ma’mûm n’y parvienne.
Ces questions nécessitent de l’attention, sans aucun doute, et exigent que l’étudiant en science regarde ce qu’indique la Sunna, et qu’il observe aussi la pratique des savants et des shuyûkh qui veillent à appliquer les règles juridiques correctement.
Qu’Allah accorde la réussite à tous.
هُوَ الأَئِمَّةُ عِنْدَهُمْ تَجَاوُزٌ، أَوْ يَعْنِي بَعْضُ الأَئِمَّةِ فِي تَطْوِيلِ التَّكْبِيرِ، وَتَطْوِيلِ قَوْلِ: سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، مَثَلًا: اللَّهُ أَكْبَرُ طَوِيلَةٌ، سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، يَعْنِي أَخَذَتْ وَقْتًا ظَاهِرًا.
الَّذِي عِنْدَنَا، عِلْمُنَا، عَمَلُ المَشَايِخِ وَعَرَفْنَاهُ، وَهُوَ ظَاهِرُ السُّنَّةِ: أَنْ يَكُونَ بِسُرْعَةٍ تَكْبِيرَةُ الإِحْرَامِ صَوْتٌ عَالٍ، وَلَوْ مَدَّهَا قَلِيلًا، لَكِنْ بَقِيَّةُ تَكْبِيرَاتِ الِانْتِقَالِ تَكُونُ بِسُرْعَةٍ:
اللَّهُ أَكْبَرُ، سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، يَعْنِي بِسُرْعَةٍ، لَا يُطَوِّلُ فِيهَا مَدَّهَا؛ لِأَنَّ مَدَّهَا يَجْعَلُ المَأْمُومَ يُوَافِقُ الإِمَامَ عَلَى الأَقَلِّ إِذَا مَا سَبَقَ، وَقَدْ يَسْبِقُهُ.
يَعْنِي الإِمَامُ يُكَبِّرُ وَهُوَ يَسْبِقُهُ، خَاصَّةً فِي بَعْضِ الحَالَاتِ، يُكَبِّرُ مَثَلًا فِي بَعْضِ الِانْتِقَالَاتِ، المَأْمُومُ يَكُونُ أَسْرَعَ فِي الِانْتِهَاءِ مِنَ الِانْتِقَالِ مِنَ الإِمَامِ، خَاصَّةً مِنَ القِيَامِ إِلَى السُّجُودِ.
يَجِيءُ الإِمَامُ أَوَّلَ مَا يَتَحَرَّكُ لِلسُّجُودِ: اللَّهُ أَكْبَرُ، يَكُونُ المَأْمُومُ سَجَدَ، وَهُوَ تَوِّهُ أَصْلًا، يُمْكِنُ الإِمَامُ مَا بَعْدُ وَصَلَتْ رُكْبَتَاهُ إِلَى الأَرْضِ.
وَلِذَلِكَ كَانَ مِنْ طَرِيقَةِ الجَدِّ، اللَّهُ يَغْفِرُ لَهُ، الشَّيْخِ محمد بن ابراهيم رَحِمَهُ اللَّهُ: أَنَّهُ مَا يُكَبِّرُ إِلَّا إِذَا — يَعْنِي لِلسُّجُودِ — إِلَّا إِذَا قَارَبَتْ رُكْبَتَاهُ الأَرْضَ.
إِذَا قَرُبَتِ الرُّكْبَتَانِ، إِذَا قَارَبَتِ الرُّكْبَتَانِ مِنَ الأَرْضِ، كَبَّرَ تَكْبِيرَةً سَرِيعَةً؛ لِكَيْ لَا يُوَافِقَهُ المَأْمُومُ وَلَا يَسْبِقُهُ.
حَتَّى يَتَمَكَّنَ الإِمَامُ مِنَ السُّجُودِ، فَيَضَعَ جَبْهَتَهُ وَأَنْفَهُ عَلَى الأَرْضِ قَبْلَ أَنْ يَصِلَ المَأْمُومُ إِلَى ذَلِكَ.
هَذِهِ أُمُورٌ بِحَاجَةٍ إِلَى عِنَايَةٍ لَا شَكَّ، وَبِحَاجَةٍ إِلَى أَنْ طَالِبَ العِلْمِ يَنْظُرَ مَا دَلَّتْ عَلَيْهِ السُّنَّةُ، وَيَنْظُرَ أَيْضًا عَمَلَ العُلَمَاءِ وَالمَشَايِخِ الَّذِينَ يَحْرِصُونَ عَلَى الأَحْكَامِ الفِقْهِيَّةِ فِي تَطْبِيقِهَا.
وَفَّقَ اللَّهُ الجَمِيعَ



