Comment inviter son épouse à la droiture الإستقامة dans la religion ? - Cheikh Salih Al-Shaykh qu'Allah le préserve
Il dit, en parlant de la manière d’appeler (à Allah), qu’il existe un problème que je rencontre dans ce domaine, ainsi que beaucoup de gens : comment inviter mon épouse à la droiture dans la religion ? Et quelles sont les meilleures méthodes pour cela ? Car je me suis fatigué sans voir de changement. J’espère obtenir un conseil pour moi et pour d’autres sur ce sujet important.
L’influence sur l’épouse est sans aucun doute importante, tout comme l’influence de l’épouse sur son mari. Toutefois, en général, l’influence du mari sur son épouse est plus forte, plus acceptée et plus réaliste.
Si l’épouse respecte son mari, alors ce que le mari donne à son épouse — que ce soit en paroles, en actes, en argent ou en satisfaction de ses besoins — sera accepté proportionnellement.
Parfois, l’épouse peut avoir des comportements contraires à ce que veut son mari : des centres d’intérêt non louables, voire interdits, ou elle peut faire des choses répréhensibles, ou discuter sur des sujets où elle ne devrait pas débattre, comme certaines questions liées au voile ou à l’habillement.
Mais la nature de la femme est sensible et délicate. Le mari influence son épouse en premier lieu par sa parole. Or beaucoup d’hommes — et que mes frères me pardonnent, surtout ceux qui sont pratiquants — n’ont pas une parole douce avec leur épouse.
À notre époque, la femme entend des paroles d’hommes envers d’autres femmes à travers les médias, la télévision, les vidéos, etc., qu’elle n’entend pas de la part de son propre mari. Elle entend aussi de ses amies que leurs maris leur parlent d’une certaine manière ou leur montrent de l’attention. Tout cela crée en elle des sentiments qui peuvent constituer des barrières à l’acceptation de ce que dit son mari.
Il est donc très important que le mari parle avec son épouse. Il n’est pas bon qu’il soit silencieux avec elle. Au contraire, cela est considéré comme un défaut. Il ne doit pas parler uniquement quand cela concerne ses propres besoins, mais aussi dans ce qui concerne son épouse.
L’épouse a besoin d’éloges, de compliments, même s’ils sont nombreux. Cela ne diminue pas la valeur de l’homme. L’homme garde sa personnalité équilibrée, avec fermeté là où il faut, mais aussi douceur dans ses paroles.
Montrer de l’admiration est essentiel.
La femme est sensible : parfois une femme droite peut être influencée par un simple compliment entendu lors d’un appel téléphonique, et cela peut faire entrer quelque chose de mauvais dans son cœur. Elle peut croire sincère celui qui lui parle, même s’il ment. C’est la nature de la femme.
Ainsi, l’homme doit exprimer son appréciation : pour sa tenue, sa manière de parler, son travail à la maison, son éducation des enfants. Elle fait beaucoup d’efforts, et s’il reste silencieux, comment pourrait-elle accepter ses conseils ?
Deuxième point : la dépense matérielle.
Certaines femmes ont des besoins concernant leur apparence, leur maison ou leur confort. Si le mari est dur et refuse de répondre à ces besoins, cela bloque la relation. Au contraire, répondre à certaines demandes crée de la douceur chez elle. Elle sera plus encline à accepter, au moins au début, par reconnaissance et par crainte de perdre ces avantages.
Troisième point : la femme a besoin de sortir de la maison. Les femmes ne sont pas toutes pareilles. Certaines peuvent rester plusieurs jours sans sortir sans problème, d’autres non. Certaines avaient l’habitude, avant le mariage, de sortir, de faire du shopping, etc.
Si le mari veut soudainement la changer complètement et l’empêcher de choses auxquelles elle était habituée — même si elles ne sont pas bonnes — elle ne l’acceptera pas facilement.
En résumé, il faut que le mari soit équilibré dans sa personnalité : qu’il donne à son épouse, qu’il comprenne sa psychologie sous tous ses aspects et qu’il traite cette nature avec sagesse. Cela fait partie des plus grandes causes pour l’améliorer et, si Allah le veut, la guider.
يَقُولُ مِنْ خِلَالِ الحَدِيثِ عَنْ كَيْفِيَّةِ الدَّعْوَةِ: هُنَاكَ مُشْكِلَةٌ تُوَاجِهُنِي فِي هَذَا الجَانِبِ وَكَثِيرًا مِنَ النَّاسِ، وَهِيَ: كَيْفَ أَدْعُو زَوْجَتِي إِلَى الِاسْتِقَامَةِ فِي الدِّينِ؟ وَمَا أَفْضَلُ الطُّرُقِ فِي ذَلِكَ؟ لِأَنَّنِي تَعِبْتُ وَلَمْ أَرَ تَغَيُّرًا، أَرْجُو إِفَادَتِي وَغَيْرِي فِي هَذَا المَوْضُوعِ المُهِمِّ.
تَأْثِيرُ الزَّوْجِ عَلَى الزَّوْجَةِ لَا شَكَّ أَنَّهُ مِنَ المُهِمَّاتِ، وَكَذَلِكَ تَأْثِيرُ الزَّوْجَةِ عَلَى زَوْجِهَا، وَإِنْ كَانَ فِي الغَالِبِ تَأْثِيرُ الزَّوْجِ عَلَى زَوْجَتِهِ أَكْثَرَ، يَعْنِي أَكْثَرَ قَبُولًا وَأَكْثَرَ وَاقِعِيَّةً.
الزَّوْجَةُ إِذَا كَانَتْ مُحْتَرِمَةً لِزَوْجِهَا، فَإِنَّ عَطَاءَ الزَّوْجِ لِزَوْجَتِهِ بِمِقْدَارِهِ يَكُونُ القَبُولُ، عَطَاءُ الزَّوْجِ لِزَوْجَتِهِ مِنْ حَيْثُ الكَلِمَةِ، مِنْ حَيْثُ العَمَلِ، مِنْ حَيْثُ المَالِ، مِنْ حَيْثُ تَلْبِيَةِ الرَّغَبَاتِ.
عِنْدَهَا أَشْيَاءُ مُخَالِفَةٌ لَا يُرِيدُهَا الزَّوْجُ، عِنْدَهَا اهْتِمَامَاتٌ غَيْرُ مَحْمُودَةٍ مُحَرَّمَةٌ، تَفْعَلُ أَشْيَاءَ مُنْكَرَةً، أَوْ تُجَادِلُ فِي أَشْيَاءَ لَا يَجُوزُ لَهَا أَنْ تُجَادِلَ فِيهَا، مِثْلَ بَعْضِ مَسَائِلِ الحِجَابِ وَاللِّبَاسِ وَنَحْوِ ذَلِكَ.
لَكِنَّ نَفْسِيَّةَ الزَّوْجَةِ رَقِيقَةٌ، المَرْأَةُ رَقِيقَةٌ بِطَبِيعَتِهَا، فَالزَّوْجُ يُؤَثِّرُ عَلَى زَوْجَتِهِ أَوَّلَ الدَّرَجَاتِ بِأَنْ يَنْطَلِقَ لِسَانُهُ. وَكَثِيرٌ مِنَ الأَزْوَاجِ – وَيَعْذُرُنِي الإِخْوَةُ خَاصَّةً المُسْتَقِيمُونَ – لِسَانُهُ لَيْسَ رَطْبًا مَعَ زَوْجَتِهِ.
وَفِي هَذَا الزَّمَانِ تَرَى المَرْأَةُ تَسْمَعُ – نَسْأَلُ اللَّهَ العَافِيَةَ – حَدِيثَ الرَّجُلِ مَعَ المَرْأَةِ فِي الأَجْهِزَةِ المُخْتَلِفَةِ، فِي التِّلْفَازِ أَوْ فِي الفِيدْيُو وَنَحْوِ ذَلِكَ، فَيَسْمَعْنَ حَدِيثًا لَمْ تَسْمَعِ المَرْأَةُ أَنَّ زَوْجَهَا يُخَاطِبُهَا بِهِ.
وَكَذَلِكَ تَسْمَعُ مِنْ زَمِيلَاتِهَا أَوْ صَدِيقَاتِهَا أَنَّ زَوْجَهُنَّ فَعَلَ مَعَهُنَّ كَذَا، أَوْ قَالَ لَهُنَّ كَذَا، أَوِ اهْتَمَّ بِهِنَّ بِهَذَا النَّوْعِ مِنَ الاِهْتِمَامِ.
لَا شَكَّ أَنَّ هَذَا يُوَلِّدُ عِنْدَهَا أَشْيَاءَ فِي نَفْسِهَا، تَجْعَلُ هُنَاكَ حَوَاجِزَ مِنْ قَبُولِ مَا يَقُولُهُ الزَّوْجُ.
وَمِنَ المُهِمَّاتِ أَنْ يَكُونَ لِسَانُ الزَّوْجِ مُنْطَلِقًا مَعَ زَوْجَتِهِ، يَعْنِي لَا يَحْسُنُ أَنْ يَكُونَ الزَّوْجُ مَعَ زَوْجَتِهِ صَامِتًا، بَلْ هَذَا يُعَدُّ مِنَ العُيُوبِ، إِلَّا فِيمَا يَشْتَهِيهِ هُوَ، إِذَا اشْتَهَى شَيْئًا تَكَلَّمَ، أَمَّا الأَشْيَاءُ الَّتِي لِزَوْجَتِهِ لَا يَتَكَلَّمُ فِيهَا، فَكَيْفَ يَكُونُ القَبُولُ؟
إِذًا الزَّوْجَةُ تَحْتَاجُ إِلَى مَدْحٍ، تَحْتَاجُ إِلَى ثَنَاءٍ، وَلَوْ كَانَ طَوِيلًا، لَا يُعَدُّ هَذَا نَقْصًا فِي قِيمَةِ الرَّجُلِ، بَلِ الرَّجُلُ لَهُ شَخْصِيَّتُهُ المُتَّزِنَةُ، الَّتِي فِيهَا يَحْزِمُ مَوَاضِعَ الحَزْمِ، وَيَكُونُ لِسَانُهُ طَرِيًّا فِي مَوَاضِعِهِ.
وَكَذَلِكَ إِبْدَاءُ الإِعْجَابِ بِالمَرْأَةِ، فَالمَرْأَةُ ضَعِيفَةٌ – مَعَ الأَسَفِ –، فَقَدْ تُفْتَنُ بِكَلِمَتَيْ مَدْحٍ، فَتَظُنُّ صِدْقَ القَائِلِ وَلَوْ كَانَ كَاذِبًا، وَهَذِهِ طَبِيعَتُهَا.
فَلَابُدَّ أَنْ يُبْدِيَ الرَّجُلُ إِعْجَابَهُ بِزَوْجَتِهِ: فِي لِبَاسِهَا، فِي كَلَامِهَا، فِي أَدَائِهَا لِمَهَامِّ البَيْتِ، فِي تَرْبِيَتِهَا لِلأَوْلَادِ. تَعْمَلُ وَتَعْمَلُ وَتَعْمَلُ وَأَنْتَ لَا تُبْدِي شَيْئًا، سَاكِتٌ! فَكَيْفَ سَتَقْبَلُ؟
النُّقْطَةُ الثَّانِيَةُ: البَذْلُ مِنْ جِهَةِ المَالِ، فَبَعْضُ النِّسَاءِ لَهُنَّ حَاجَاتٌ فِي المَلْبَسِ أَوْ فِي البَيْتِ أَوْ فِي شُؤُونِهِنَّ، فَإِذَا كَانَ الرَّجُلُ مُتَصَلِّبًا فِي ذَلِكَ، فَإِنَّ الإِتْيَانَ بِهَذِهِ الأَشْيَاءِ وَالمُوَافَقَةَ عَلَى طَلَبَاتِهَا يُسَبِّبُ لِينًا عِنْدَهَا.
فَإِذَا وَجَدَتْ أَنَّكَ تُنَفِّذُ لَهَا وَتُعْطِيهَا مَا تُرِيدُ، قَبِلَتْ مِنْكَ، عَلَى الأَقَلِّ فِي البِدَايَةِ، خَشْيَةَ أَنْ تَخْسَرَ مَا تُعْطَى.
الجِهَةُ الثَّالِثَةُ: أَنَّ المَرْأَةَ تَحْتَاجُ إِلَى أَشْيَاءَ مِنَ الخُرُوجِ مِنَ المَنْزِلِ، وَالنِّسَاءُ لَيْسُوا عَلَى مَرْتَبَةٍ وَاحِدَةٍ.
فَبَعْضُ النِّسَاءِ يُمْكِنُ أَنْ تَبْقَى أَيَّامًا فِي البَيْتِ، وَبَعْضُهُنَّ لَا.
فَإِذَا جَاءَ الزَّوْجُ وَأَرَادَ أَنْ يُغَيِّرَهَا تَغْيِيرًا كَامِلًا، وَيَمْنَعَهَا مِمَّا كَانَتْ تَعْتَادُهُ، فَإِنَّهَا لَنْ تَقْبَلَ.
فَالمَقْصُودُ أَنْ يَكُونَ هُنَاكَ تَوَازُنٌ فِي شَخْصِيَّةِ الزَّوْجِ، وَفِي بَذْلِهِ، وَفِي فَهْمِهِ لِنَفْسِيَّةِ زَوْجَتِهِ، وَمُعَالَجَتِهَا، فَهَذَا مِنْ أَعْظَمِ الأَسْبَابِ فِي إِصْلَاحِهَا وَهِدَايَتِهَا إِنْ شَاءَ اللَّهُ



